Point d’été et retour sur articles.
Petite pause estivale, les commentaires restent bienvenus, mais devront parfois attendre un peu avant d’être validés : des attaques rangées de pourriels nous empêchent de les publier directement.
Pour les actualités, nous vous invitons à consulter les sites amis :
Éducation : Collectif Ouest Lyonnais pour l’École
Sauvons l’école publique mais je crois le responsable de ce site a également besoin de souffler un peu...
La liste plus large des sites que nous avons relevés se trouve ici
Pas une ride...
Certains de nos articles archivés continuent à présenter un intérêt reconnu...
Nous vous en conseillons ici quelques-uns :
offrez-vous un été instructif !
Sur les "réformes" libérales en cours concernant l’école :
Ecole maternelle et jardins d’éveil
Aider les enfants en difficulté : mieux sans RASED ?
Professeur des écoles : un métier qui s’apprend ?
Loi Carle : Levallois devra financer les écoles privées de Neuilly.
CAPES 2010 : bingo pour le privé.
ZEP : le grand bal des données disparues.
Base élève : un fichage légal ?
Les recommandations de l’OCDE : universités payantes partout.
Sur les Evaluations :
Nouvelles Evaluations Nationales CE1
Analyse des séquences de math 2010
Analyse des séquences de math 2009
Analyse des séquences de français 2009.
Nouvelles Evaluations Nationales CM2
2010 : en progrès ?
2009 : organiser l’échec massif des élèves.
2009 : Comédie de l’évaluation et du soutien : analyse d’un inspecteur.
2009 : Saisie informatisée des résultats aux évaluations CM2 : un acte illégal.
2009 acte 4 : manipuler les résultats.
PIRLS 2006
le mensonge du déclin de la France.
Les questions de gros sous
Si l’Education coûte trop cher, essayons l’ignorance !
La dépense intérieure d’Education, en 2006, pouvait s’estimer à 121 Milliards d’euros par an, ce qui peut paraître élevé...
Mais la part de l’Education Nationale dans ces dépenses était de 65,9 Milliards d’euros.
Dans ces 65,9 Milliards d’euros, le budget effectivement consacré à l’enseignement était de 58,7 Milliards d’euros...
Il convient encore de soustraire de cette somme :
Les cours du soir et leçons particulières !
Les pensions de retraites des anciens enseignants !! On arrive alors à un total de 38 milliards d’euros... soit 1/3 de la somme de départ…
Si on s’intéresse à l’évolution de cette dépense :
En chiffres bruts, on observe une progression continue des sommes consacrées à l’Education.
Mais cela dépend des chiffres pris en compte :
En euros constants, la dépense d’Education est stable depuis 2000.
Par rapport à la richesse de la France, elle est en baisse.
Nous n’avons, nous dit-on, plus les moyens d’un service public de qualité...
La réduction des dépenses publiques nous est, paraît-il imposée par des paramètres extérieurs, que nous ne maîtrisons plus au niveau de l’Etat.
Nous devrions avoir honte de vouloir alourdir, ou même, maintenir à leur niveau actuel les dépenses publiques... et alourdir ainsi la charge de la dette qui sera supportée par nos enfants...
Mais le budget nécessaire pourrait-il, en fait, être trouvé ?
N’est-il pas, en réalité, utilisé pour d’autres priorités ?
Existe-t-il, en fin de compte, une possibilité de choix politique en faveur d’une Education de qualité, du maintien d’un système de santé performant pour tous, voire d’une répartition équitable des retraites, etc... ?
Pour reprendre un peu espoir.
L’Ontario : ils font de l’école une priorité... et en plus, ils s’en vantent !
Mais que ce passe-t-il donc en Ontario ?
A l’heure où tout vrai gouvernement libéral qui se respecte se donne un vrai budget de communication pour convaincre le peuple qu’il n’y pas d’autre choix, qu’il faut réduire de façon conséquente les services publics, que c’est la faute à la mondialisation, que c’est ça la vraie modernité, regardez-moi ces Canadiens, là, qui se donnent comme projet :
d’améliorer la qualité de l’éducation,
d’embaucher des enseignants,
de réduire les effectifs des classes ?
Pourtant l’actuel premier ministre se présente bien comme libéral !
... Et pour rester lucide sur la logique générale en action.
Comment réduire les dépenses publiques sans soulever trop de protestations ?
Eviter un front commun des fonctionnaires
Les salaires nominaux peuvent être bloqués (ce qui allège rapidement la masse salariale en termes réels) ; on peut ne pas remplacer une partie des salariés qui partent en retraite ; ou bien l’on peut supprimer des primes dans certaines administrations.
Cela, en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires.
Par exemple, si l’on réduit les salaires des fonctionnaires, il faut les baisser dans tel secteur, les bloquer en valeur nominale dans un autre, et même les augmenter dans un secteur clé politiquement.
Évidemment, il est déconseillé de supprimer les primes versées aux forces de l’ordre dans une conjoncture politique difficile où l’on peut en avoir besoin.

