Evaluation CE1 2010 : analyse des séquences de math !

vendredi 14 mai 2010
par moka
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Petit avertissement : cet article n’a pas pour but de permettre de faire bachoter les élèves. Les données sont volontairement incomplètes.

Il s’agit de relativiser le sérieux de ces épreuves et leur intérêt, de prévenir les parents et les enfants : tout cela ne sert pas à grand chose, boycottons-le si c’est possible, n’y attachons pour le moins pas trop d’importance.

Si votre enfant ne réussit pas tout, c’est normal, ces évaluations ont été conçues comme des sortes d’examens que très peu d’élèves de CE1 sont à même de réussir totalement dans les conditions et les temps préconisés. S’il ne fait pas ces évaluations... Et bien il en fera d’autres, adaptées au fonctionnement de la classe.


Nous voici donc devant la version math 2010 de ces nouvelles évaluations. Les remarques ci-dessous reprennent en partie l’analyse 2009 : certains éléments n’ont malheureusement pas vraiment progressé.

REMARQUES GÉNÉRALES.

Temps de passation.

Les élèves de CE1 ont toujours moins de 8 ans, à moins de redoublement. Leur expérience de l’école primaire date le plus souvent d’un peu plus de dix-huit mois !

Les trois séquences présentées en mathématiques sont prévues pour une durée de 30 mn (cinq minutes de plus qu’en 2009). L’accumulation des exercices sur ce temps réduit est la même que l’année dernière.
- 7 exercices différents pour la séquence 1
- 7 exercices pour la séquence 2
- 6 exercices pour la séquence 3.

(Même nombre total qu’en 2009 : 20.)

Temps moyen par exercice : 5 mn, pour comprendre ce qui est demandé, se mettre en action, répondre...

Peut-être que les concepteurs de ces tests ne savent toujours pas très bien ce qu’est un enfant de cet âge, mais la succession soutenue de ces multiples demandes sur un temps si limité, l’accumulation d’exercices non terminés pour les plus lents et comportant parfois des difficultés qui les rendent inabordables, même pour de bons élèves, ne peut que conduire à un découragement progressif.

Les maîtres qui s’en tiendront rigoureusement aux temps et consignes préconisés risquent de mettre une bonne partie de leurs élèves en difficulté. Les autres sortiront de la rigueur de passation recommandée. Et les résultats obtenus, tout en reflétant plus correctement les capacités de réussite de leurs élèves, perdront toute valeur comparative avec des classes qui se seront vues imposer une passation rigoureusement conforme aux consignes.

Consignes de passation.

Il est demandé aux enseignants de décrocher les affichages lors des tests, ce qui peut sembler étrange : c’est déjà une vraie compétence d’élève de savoir utiliser des outils d’aide pour ses recherches.

En moyenne, les consignes sont données à l’oral, mais aucun exercice ne commence par un exemple. Cela fait que la compétence principale évaluée et non acquise pour certains élèves sera : compréhension de consigne orale.

Codage de correction.

Nouveauté par rapport à l’an dernier : il a été introduit le codage 9 pour les « autres réponses » (comprendre : réponse fausse, ne permettant pas d’obtenir 1), et le code A : élève absent. Le code 0 est réservé aux non-réponses.

On peut donc à présent identifier l’élève absent et celui qui n’a pas répondu.

Mais pour l’élève qui aura commencé à répondre, le codage reste binaire, c’est 1 ou 9. Ce manque de nuance pose problème dans les exercices complexes ou réitérés. Que l’enfant ait 2 ou 6 réponses fausses sur 6, cela donne le même résultat : item non réussi.

Évaluation en calcul et problèmes dits "concrets".

Les items de numération et de calcul correspondent aux exigences des nouveaux programmes en CE1. Cependant, il est bon de rappeler que dans les programmes 2002, seule la technique de l’addition était étudiée de façon systématique à ce niveau.

Des situations de soustraction, de répétition de quantités (multiplication), de partage (division) étaient abordées dans les "anciens" programmes, mais plusieurs procédures étaient acceptées pour trouver le résultat. Le sens de l’opération était privilégié par rapport à son aspect technique.

Cette démarche s’est inversée dans les programmes 2008, qui ne suppriment pas l’approche du sens des opérations mais alourdit considérablement les exigences en terme de technique opératoire.

Le temps n’étant pas élastique et la semaine ayant par ailleurs été raccourcie, l’entraînement en technique opératoire se fait nécessairement au détriment de la résolution de problème et la construction d’une démarche personnelle.

La surreprésentation de la multiplication et de la division dans ces évaluations peut poser question.


Nous voici donc à nouveau devant nos petits CE1. Ils sont un peu stressés, déjà, ils ont subi la première séquence de français... Mais bon, ils ont bravement ressorti leur crayon, leur règle, leur gomme, comme demandé...

Il y en a quand même qui frétillent encore de plaisir. Ce sont ceux qui se trouvent à l’école comme des poissons dans l’eau et qui d’ailleurs clament que les maths, ils adorent.

Et puis il y a les autres, ceux sont découragés depuis longtemps par tout ce qu’on leur demande chaque jour d’école. Ceux pour lesquels on déploie des trésors de pédagogie, pour qu’ils se sentent concernés, pour qu’ils acceptent de se confronter, une fois encore, à la difficulté d’apprendre.

Et puis il y a aussi les lents, les impressionnables, ceux qui s’affolent vite et n’ont rien fini, tout à l’heure.

Ceux-là ont déjà compris le fonctionnement de cette affaire d’évaluation. Ils n’y vont pas de gaieté de coeur. Il leur faudra pourtant y replonger six fois.

Mathilde l’annonce avec conviction en rouvrant son cahier : « de toutes façons, en math c’est même pas la peine, je sais bien que je suis nulle... »

SÉQUENCE 1

Exercice 1 : écrire en chiffres des nombres dictés, inférieurs à 1000.

(temps de passation : 2 mn)

Six nombres dictés. Relevons la succession fertile de "cent-sept" et de "sept-cents", qui devrait favoriser la détection du dyslexique caché. Flora a eu tout faux à partir de là.

Une erreur tolérée, deux erreurs, c’est code 9, six erreurs, c’est code 9 aussi.

Exercice 2 : écrire en lettres des nombres inférieurs à 1000.

(temps de passation : 3 mn)

Pas d’erreur acceptée non plus pour les trois nombres demandés. (L’orthographe est évaluée séparément)

C’est fini, posez vos crayons. Léo avait perdu sa gomme. Il n’a fait que le premier -> code 9...

Exercice 3 : ordonner, comparer, encadrer des nombres inférieurs à 1000.

Consigne : Observez les nombres suivants. Rangez-les dans les cases de gauche à droite, du plus petit au plus grand.

Bon, il aurait peut-être fallu préciser pour Nadia que « ranger dans les cases » veut dire « écrire dans l’ordre ». Elle aurait commencé plus vite. Et puis une petite réactivation par un exemple lui aurait peut-être permis de se rappeler qu’elle sait le faire.

Six nombres à ranger, une erreur tolérée. (C’est mieux qu’en 2009, 0 erreur permise/5)

Exercice 4 : résoudre des problèmes concrets.

(temps de passation : 10mn)

Consigne : « Voici un problème, nous allons le lire ensemble :

N.B. : l’annonce est plus honnête que l’année dernière, où l’on parlait de « petit problème ». Mais on garde la même philosophie : un bon petit énoncé bien complexe pour aborder le domaine « résolution de problèmes ».

Maman veut acheter des gâteaux. Elle a dans son porte-monnaie :
- un billet de 10€
- un billet de 5 €
- deux pièces de 2€
- trois pièces de 1€

Elle achète trois gâteaux. Le prix de un gâteau coûte 7€ (sic).

(Là, l’enseignant marque une pause : a-t-il confondu son manuel avec une notice de mode d’emploi traduite du chinois par un sans-papier fraîchement arrivé ?)

Bon, donc :

Combien lui reste-t-il après avoir payé ?

Écrivez vos recherches et vos calculs dans le premier cadre, et votre réponse dans le deuxième cadre. »

Le maître laxiste sera tenté d’avertir ses élèves : « Attention il y a plusieurs choses à chercher pour répondre. » Mais il se placerait ainsi en flagrant délit de sabotage volontaire d’un examen qui se dit rigoureux.

La question posée met l’élève devant plusieurs difficultés :

Pour répondre à la question : « Combien reste-t-il ? », il faut d’abord extrapoler qu’on parle bien de l’argent du porte-monnaie de maman, puis répondre à deux questions implicites :

- 1- Combien y a-t-il d’argent en tout dans le porte-monnaie ?

  • Il faut penser à lire les nombres de pièces et de billets écrits en lettres, "un" billet de 10€ ; "un" billet de 5€, "deux" pièces de 2€ et "trois" pièces de 1€
  • Il faut savoir effectuer sans se tromper : 10 + 5 + (2x2) + (3x1) = 22€
  • ou : 10 + 5 + 2 + 2 + 1 + 1 + 1 = 22€

- 2- Combien coûtent trois gâteaux ?

  • Il faut effectuer sans se tromper : 3 x 7 = 21€

- 3- Pour calculer enfin combien il reste.

  • Il faut utiliser les deux résultats (justes) précédemment trouvés et calculer :
  • 22€ - 21€ = 1€

Ce qui est une démarche bien complexe au niveau CE1. Les collègues de CM peuvent témoigner que la construction d’un tel raisonnement n’est toujours pas immédiate chez certains de leurs élèves.

Ah oui, mais stop, les 10 mn sont passées, pas le temps de finir, posez vos crayons. Et là, pas de pitié. Même si Mathilde, brusquement motivée, avait posé correctement les deux premières opérations.

Correction :
- On valide le premier item « résoudre un problème concret », si : « une démarche qui convient quelle qu’elle soit est mise en oeuvre et la trace est laissée. »

  • La démarche qui convient étant celle qui "résout" toutes ces étapes...

- On valide un second item si : « la réponse est rédigée et l’unité est indiquée. »

  • Eh oui, le perfide : « écrivez-votre réponse dans le deuxième cadre. » devait être entendu comme : « écrivez une phrase réponse, sans oublier l’unité.. »
  • De plus, le correcteur s’interroge : est-ce que « LA réponse » veut dire « la réponse juste ? »
  • Ou est-ce qu’on peut valider : « Il reste 2€. » comme une réponse correctement formulée ?

- Le troisième item est validé si : « la réponse est exacte. (Il reste 1 euro.) »

  • Ah bon, donc le « Il reste 2€ » doit pouvoir valider l’item précédent.
  • Mais que fait-on de la phrase « Il reste 20 €. » ? Qui était également correctement rédigée ?

Tant pis pour Paul qui avait construit tout le raisonnement, mais trébuché sur le dernier calcul... Il n’avait qu’à apprendre à faire attention... et ne pas avoir de mauvais maîtres !

NB : Ce problème est la réplique de l’exercice 13 de 2009. On y parlait de CD au lieu de gâteaux. Depuis, on s’est rappelé que l’on avait pas à faire à des ados s’achetant (vertueusement) des CD... Mais la démarche demandée reste exactement la même. Sans doute est-ce l’effet d’une réussite exceptionnelle des élèves à ce problème l’an dernier.

Exercice 5 : reproduire des figures géométriques simples à l’aide d’instruments ou de techniques : règle, quadrillage, papier calque.

(temps de passation : 3 mn)

Consigne : « Regardez la figure qui est tracée. Vous devez la reproduire sur le quadrillage à côté en utilisant la règle. »

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Dans le polygone proposé, deux segments suivent le quadrillage, les autres sont obliques...

Si la figure est conforme à celle attendue et le tracé soigné, code 1 à l’item 67. Une légère imprécision est tolérée. En revanche, celui qui aura « reproduit » par symétrie, on cochera qu’il ne sait pas servir d’une règle ni d’un quadrillage.

L’an passé, le soin du trait était évalué séparément, cependant la figure était grisée, sans quadrillage à l’intérieur et de ce fait plus complexe à reproduire.

Exercice 6 : calcul mental : sommes, différences, produits.

(temps de passation : 2mn, puis 4’)

- quatre additions de deux nombres à 1 chiffre, toutes à retenue
- quatre multiplications : tables de 2 ; 3 ; 5
- quatre additions de deux nombres à deux chiffres, dont deux à retenues
- quatre soustractions dont une à retenue : 24 - 10 ; 45 - 15 ; 34 - 9 ; 321 - 100.

Dans chaque cas, l’item est validé pour 3 réponses justes sur 4.

Exercice 7 : reconnaître, nommer quelques solides droits, percevoir leurs propriétés géométriques.

(temps de passation : 1mn)

Consigne : « Trois solides ont été représentés. Entoure le cube. Quel est le nombre de faces d’un cube ? »

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Les solides : commençons donc, encore une fois par ce qui est en fin de programme... On peut imaginer que l’enfant doté d’un environnement un peu riche aura déjà manipulé des cubes et saura entourer la bonne figure de solide. Pour ce qui est de compter les faces sur ce dessin en perspective, il devra avoir étudié ce terme, et s’être déjà vu poser la question. Bien pratique pour repérer les classes qui ont dû commencer par réviser les notions un peu fragiles de l’année précédente.

Fin de la séquence 1 : Une petite demi-heure s’est écoulée... Qui le dirait ?

En tout cas, ça fait un moment déjà que Maël joue à l’avion avec son crayon. Assan le regarde, l’œil vague. Lise refait comme en début d’année, elle est assise au milieu de l’allée, en train de pleurer.

Bon allez, en attendant l’heure de la cantine : un petit coloriage magique ? Une révision pour demain ?

SEQUENCE 2

Exercice 8 : connaître et utiliser la technique de l’addition, de la soustraction.

(temps de passation : 9mn)

Calculs à poser et effectuer :
- une addition de deux nombres à trois chiffres, à deux retenues
- deux soustractions à retenues, dont 786 – 45, qui permet de vérifier que le positionnement des unités est correct.

Un item par opération, les opérations doivent être justes pour que celui-ci soit validé.

Exercice 9 : connaître et utiliser la technique de la multiplication.

(temps de passation : 6mn)

63 X 3 ; 120 X 5.

La deuxième présente une retenue.

Tiens ? Ce sont les mêmes que l’an passé... Il suffira de les apprendre par cœur pour l’an prochain !

Exercice 10 : utiliser un calendrier pour comparer les durées.

(temps de passation : 5mn)

Consigne :

Le premier match de la coupe du monde de football aura lieu le 11 juin 2010. Le dernier match aura lieu le 11 juillet 2010.
- Combien de jours durera cette compétition ? Regardez, vous avez un calendrier sur votre cahier.

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NB : Notez la bonne blague : celui qui a trouvé le bon mois sera tout décontenancé de n’y voir aucun "numéro du jour", il faut en effet penser à aller tout à gauche du calendrier. Facile pour les mois de Janvier et Février, plus délicat pour la deuxième moitié de l’année... Ces expert-concepteurs d’évaluations peu identifiés sont vraiment de joyeux drilles. Attention, le petit malin qui répondra : « un mois » aura faux. De même que celui qui se sera pris les pieds dans les lignes, ou qui aura oublié de compter le jour du premier match. C’est vrai qu’il y en a avec qui on s’est peut-être un peu acharnés : « on compte quand on avance ». Ils s’obstinaient à compter la case de départ sur la ligne numérique ou au jeu de l’oie...

Exercice 11 : utiliser les unités usuelles de mesure, estimer une mesure.

(temps de passation : 2mn)

Utiliser la bonne unité pour estimer la longueur d’une piste de stade, le prix d’une baguette de pain, le poids (masse) d’une trousse.

Un item par mesure.

La demande est moins extravagante que dans l’exercice correspondant en 2009 (exercice 12), où il fallait estimer le hauteur d’un immeuble, le poids d’une vache, le prix d’un vélo... Mais l’exercice reste relativement difficile. Là encore, nous sommes en présence d’une compétence de fin de programme.

La grande affaire des CE1 est en effet d’abord d’apprendre à réaliser une mesure avec un double-décimètre, en étant un peu précis : faire concorder le début des graduations avec l’extrémité du segment, lire correctement les cm et les mm, reporter un gabarit d’un mètre pour mesurer la cour...

La manipulation des euros est le plus souvent abordée dans les classes, pour la structuration du nombre. Mais l’estimation du prix de tel ou tel article n’est pas dans nos objectifs prioritaires... Et dans la vie courante des banlieues, tout cela est payé en bloc au supermarché, les enfants manipulent peu l’argent pour aller seuls à la boulangerie.

Les taux de réussite devraient donc rester proches de 50%, correspondant à un choix aléatoire entre deux propositions.

Exercice 12 : dire ou écrire des suites de nombre de 10 en 10, de 100 en 100 etc.

(temps de passation : 4mn)

Consigne : « Voici trois lignes avec des suite de nombres. Dans la ligne A, vous voyez soixante-cinq, puis soixante-quinze, puis quatre-vingt-cinq. Vous devez compléter les cases vides pour que la suite se prolonge logiquement. »

Suites proposées :

- 65 ; 75 ; 85 ; ... ; ... ; ... ; ... ; ... ;
- 540 ; 530 ; 520 ; ... ; ... ; ... ; ... ; ... ;
- 953 ; 853 ; 753 ; ... ; ... ; ... ;

Le temps donné est doublé par rapport à l’exercice équivalent en 2009 (exercice 3). Les suites à compléter sont plus abordables.

Mais il s’agit toujours de savoir comprendre une suite logique et de la poursuivre, avant de savoir compter de 10 en 10 ou de 100 en 100 sans erreur.

L’énoncé oral des nombres : soixante-cinq, puis soixante-quinze, puis quatre-vingt-cinq a peu de chances d’être d’une aide efficace pour les élèves un peu fâchés avec les nombres, ce sont justement les plus difficiles de notre système de numération.

Exercice 13 : ordonner, comparer, encadrer des nombres inférieurs à 1000 .

(temps de passation : 1mn)

Consigne : Regardez la première case de l’exercice. Il manque un nombre. Plusieurs bonnes réponses sont possibles : choisissez un nombre et écrivez-le sur les pointillés.

200 < … < 300 ; 750 < … < 770 ; 109 < … < 199 ; 90 < … < 100

Cet exercice n’est pas très familier aux CE1 moyens... Certains pourraient cependant le réussir si on avait prévu de proposer un exemple pour amorcer ce travail.

Une erreur sur quatre est tolérée pour la réussite de l’item.

Exercice 14 : connaître les doubles et les moitiés des nombres d’usage courant.

(temps de passation : 2mn)

Consigne : « Il y a 4 questions. Répondez à chacune des questions posées ; vous notez votre réponse dans la case. Vous avez deux minutes.

Les élèves doivent donc lire seuls les consignes :

Quelle est la moitié de 30 ? Petit croche-patte pour commencer. Il ne suffit pas de séparer les dizaines en deux paquets pour obtenir la réponse "15".

On continue par la moitié de 100, puis le double de 300, de 40. Pas d’avertissement pour prévenir l’erreur. Il y a de bonnes chances que les élèves compétents divisent tous les nombres par deux... Et échouent à l’item correspondant.

Fin de la séquence 2.

SEQUENCE 3.

Il reste peu d’enthousiasme dans les yeux éteints de nos petits CE1. Mikail refuse tout simplement de sortir sa trousse. Tania reste docile, mais semble à nouveau aussi abattue qu’en début d’année. Même Pedro, habituellement très motivé n’a plus trop le goût à tout ça.

Mais revoici quelques petits problèmes "simples" pour se remettre en jambes.

Exercice 15 : résoudre des problèmes relevant de l’addition, de la soustraction, de la multiplication, de partage et de regroupement.

(temps de passation : 3 fois 4mn)

Consigne : « Voici trois problèmes. Je vous lis le problème A :
- A la récréation, Dimitri joue aux billes. Au début de la partie, il a 37 billes. A la fin de la partie, il a 72 billes. Combien a-t-il gagné de billes ?
(Nous retrouvons ici Dimitri, qui faisait des tours de cour l’an dernier (exercice 15). C’est peut-être le neveu d’un des géniaux concepteurs de ces tests...)
- Écrivez vos recherches et vos calculs dans le premier cadre, et votre réponse dans le deuxième cadre. »

- Pas de calcul implicite cette fois. Si toutefois on ne part pas découragé d’avance par le souvenir du "petit problème" précédent.
- Petit piège tout de même, il faut soustraire pour trouver combien on a gagné...
- Et puis ne pas se tromper dans la soustraction à retenue...
- Et puis rédiger la réponse : « Dimitri a gagné 35 billes »
- Tout cela en 4 mn.

Et hop ! Énoncé suivant : Non, non, Théo, pose ton crayon, il faut écouter la suite :

Pour une fête, Louise a acheté 12 paquets de gâteaux. Chaque paquet contient 4 gâteaux. Combien Louise a de gâteaux ?

C’est vrai qu’avec les nouvelles règles d’hygiène, les gâteaux faits maison ne sont plus de rigueur...
- Donc, poser 12 x 4, et trouver 48, et écrire : « Louise a gagné 48 gâteaux. »

Ah ! Attention, stop, trop tard, voici le troisième énoncé :

Un jardinier a planté 45 salades. Il a fait trois rangées. Il a mis le même nombre de salades dans chaque rangée. Combien y a-t-il dans chaque rangée ?
- Vous visualisez bien la situation ? 45 partagé en trois rangées égales. Ça s’imagine, se dessine facilement, non ?
- Il faut donc, préconise le corrigé,
- poser 45 : 3,
- ou trouver 15 x 3 = 45 (avoir appris la table de 3 jusqu’à 15)
- ou trouver (par miracle) : 15 + 15 + 15 = 45...
- Et ne pas oublier d’écrire : « Il y a 15 salades » (par rangée).

Allez, on passe à la suite. Non, Assia, tu n’as pas le temps de finir d’écrire ta phrase. Tu n’avais qu’à te dépêcher.

Exercice 16 : Reconnaître et nommer les principales figures planes, percevoir leurs propriétés géométriques.

(temps de passation : 2 mn)

Consigne : « Voici des figures. Entourez chaque triangle. »

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Il faut trouver les 4 triangles sur 5, sinon on a perdu... Pour cela, il ne faut pas avoir une vision trop figée de cette figure, présentée avec un côté horizontal ou "penché". En revanche, 4/5 des triangles représentés sont des triangles rectangles...

Exercice 17 : diviser par 2 ou 5 des nombres inférieurs à 100 (quotient exact entier)

(temps de passation : 2mn)

Consigne : « Voici deux calculs à effectuer. Ecrivez le résultat dans chaque case. »

40 [ :] 5 ; 100 [ :] 2

On retrouve ici les calculs de l’exercice 8 de 2009, penser à les faire apprendre par coeur pour l’an prochain.

Petite observation : en CE1, on s’entraîne à calculer des moitiés en calcul mental, on aborde des problèmes de partage, mais on ne calcule pas à proprement parler de division, on n’utilise pas le signe [ :].

Exercice 18 : approcher la division à partir d’un problème de partage et de groupement.

(temps de passation : 6mn)

Consigne : « Voici un problème. Nous allons le lire ensemble :

« Le directeur d’une école de 4 classes doit acheter des cahiers. L’école a 100 élèves. Les cahiers sont vendus en paquets de 5. Combien devra-t-il acheter de paquets de cahiers pour que chaque élève possède un cahier ?

- Nous retrouvons ici la situation passionnante de l’exercice 20 de la session 2009. Voici donc nos petits élèves de CE1, tout frétillants de plaisir de se mettre à nouveau en action après tant de réussite.
- Noter les coquetteries de l’énoncé : on commence par une donnée inutile : 4. Et la question est complexe : on y apprend à la fin de la question que chaque enfant doit avoir un cahier.

Correction :
- Le premier item est réussi si le « 4 ne figure pas dans les calculs. » On ne précise pas que les calculs en question doivent être justes.
- Surprise ! Les concepteurs, peut-être fatigués de ce voyage inhabituel au pays de l’enfance, ont résolu le problème en prenant en compte des cahiers emballés par 20 ! Pour eux, la réponse attendue est donc : « Le directeur a acheté 5 paquets de cahiers. »
- Sauf que les cahiers sont vendus par 5 (cahiers de luxe, sans doute) et que la réponse préconisée donne 5 x 5 = 25, ce qui ne permet pas de donner un cahier à chacun des cents élèves de cette modeste école (envoie de disparition, d’ailleurs).
- Et que fait-on pour ceux qui ont écrit : « Le directeur a acheté 20 paquets. » et qui ont trouvé le résultat juste ?  ?

Exercice 19 : Réaliser des tracés à l’aide d’instruments : règle, équerre ou gabarit de l’angle droit.

(temps de passation : 2mn + 4mn)

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- 1- Item réussi si le segment part bien du point indiqué (centre d’une croix) et mesure bien 6 cm. Tolérance d’erreur : 1 mm.)

- 2- En guise de « début de rectangle » : deux segments perpendiculaires, et tracés « penchés » sur papier non quadrillé.

Il faut donc :
- mesurer les segments amorce,
- en reproduire la longueur,
- tout en se débrouillant pour tracer un angle droit avec un « gabarit d’angle. »

Comme tout cela est fort simple et accessible à des enfants de 7-8 ans, on a un petit peu corsé l’exercice en proposant des segments référence de 6 cm et 8 mm pour la longueur, 3 cm et 6 mm pour la largeur... (Cette mesure est sans doute susceptible de varier, comme l’an passé d’un exemplaire à l’autre.) Et puis, tiens, tant qu’à faire, on a disposé le tout de façon à ce que le tracé demandé aille empiéter sur l’exercice suivant.

Exercice 20 : Utiliser un tableau, un graphique.

(temps de passation : 4 mn)

Consigne : « Voici un dernier problème : le jardinier de la ville prépare les commandes de bulbes et de plants de fleurs pour les parterres des parcs de la ville. Observez le tableau sur vos cahiers (sic : plusieurs cahiers par élève ?) et répondez aux questions en écrivant dans les cases. »

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- Combien de caisses de plants de pensées commande-t-il pour le Parc Montceau ? ("il" : le jardinier du début de l’histoire)
- Combien de sacs de bulbes de tulipes commande-t-il pour le Parc Balzac ?
- Combien de sacs de bulbes commande-t-il pour l’ensemble des parcs de la ville ?  »

A noter que les consignes de passation sont bien floues : le tableau est intercalé après la fermeture des guillemets, ce qui laisse supposer que l’enseignant n’a pas à en faire la lecture. Les questions ne sont pas imprimées en italique, ce qui semble confirmer que l’élève devra les lire seul... Mais le tout se termine par une fermeture de guillemets déstabilisante : à chacun de comprendre ce qu’il pourra.

Observons la mine perplexe de Tania qui vient de déchiffrer : « caisses de plants de pensées. » Tout le vocabulaire du problème faisant partie du lexique quotidien de nos petits CE1 : bulbes, parterres, plants, surtout ceux qui ne parlent pas français à la maison, et habitent au douzième étage d’une tour.

Pour trouver combien de « sacs de bulbes » le jardinier doit commander pour l’ensemble des parcs de la ville, il faut savoir que « Total », ce n’est pas un parc sponsorisé par une marque de carburant, (l’énoncé mentionne bien le parc Citroën) mais correspond bien à « l’ensemble des parcs de la ville. » Aucun changement de caractère ne vient signaler cette spécificité.

Commentaire final :

Quand les enseignants auront plus ou moins bien obéi. Quand ils auront plus ou moins eu pitié de leurs pauvres élèves en aménageant les consignes et temps de passation... ou non.

Quand ils auront reçu 400€ pour avoir fait remonter des données qui ne signifient rien...

Ils ne devront pas protester quand on leur demandera d’afficher un taux de réussite plus élevé l’an prochain : c’est le but final de toute cette mascarade.

Ils ne devront pas non plus espérer voir affluer des aides adaptées s’ils exercent dans une école présentant un fort taux d’enfants en difficulté...

Ils seront tenus pour responsables de cet état de fait, et devront continuer à faire aussi bien avec moins : moins d’heures de classe, moins de RASED, moins de maternelles, moins de remplaçants... et bientôt des maîtres sans formation pédagogique...

Les parents peuvent également protester en s’organisant pour faire garder leur enfant les matinées de la semaine d’évaluation...


Ah, oui, et l’analyse des exos de français ? Eh bien ce sera pour plus tard, dès que je trouverai le temps. Il apparaît de façon têtue que je dors aussi parfois la nuit... Et qu’il y a de multiples choses qu’on peut faire de ses journées !

Et puis, merci de signaler les coquilles, la lecture sur écran, à force, ça me fait mal aux yeux...


Commentaires

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jeudi 17 juin 2010 à 19h04, par  moka

Bien sûr qu’il y aura toujours des élèves aptes à réussir n’importe quelle évaluation : pour eux l’école est le moins primordiale que pour d’autres... Il est aussi évident qu’une mobilisation de la famille autour de l’école et de l’éducation facilite également les choses. Enfin, il n’est pas exclu que les délais et consignes de passation aient été aménagés par l’enseignant de la classe de votre enfant.

Il ne s’agit pas de niveler par le bas, mais de réaliser des évaluations utiles, en début d’année et début de cycle, servant réellement de support à un suivi individualisé adapté, et évitant de faire subir aux enfants fragiles un stress inutile. La forme précédente des évaluations nationales remplissaient ce rôle correctement.

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jeudi 17 juin 2010 à 16h21, par  parentd’éléve

Si on nivelle par le bas, on n’arrivera pas à grand chose ! Mon fils est aussi en CE1, il a passé les évaluations, a obtenu 90/100 : 54/60 en français et 36/40 en maths. Un problème de maths où ils doivent réfléchir à combien on donne de pièces pour avoir des gâteaux qui valent X prix (j’imagine que c’était un problème de ce genre) n’a vraiment rien de compliqué ! Mon fils joue avec les petites pièces cartonnées de son fichier de maths depuis le début de l’année et on joue souvent à l’épicier avec des problèmes de ce style, ce n’est même pas du travail, c’est un jeu !
Mon fils n’avait pas encore vu en classe les divisions, mais avec un peu de jugeotte il a fait le lien avec les tables de multiplication, il a trouvé les bonnes réponses !
Arrêtons de prendre systématiquement le parti du "c’est trop dur, ils ne vont pas y arriver" et aidons nos enfantsà devenir performants ! Chez nous, ce n’est pas consoles de jeu et télévision à gogo mais livres, jeux en famille, encyclopédies (et je précise que mon mari et moi-même avons un emploi à temps plein tous les 2)...l’école ne fait pas tout, à nous les parents de nous retrousser les manches aussi pour nos enfants ! Ils ne sont pas plus bêtes qu’autrefois, pourquoi seraient-ils moins performants à l’école ?

mercredi 16 juin 2010 à 17h34

Bonjour,

L’an dernier j’avais déjà fait passé les évaluations de Ce1 en alimentant mes élèves de "ce n’est pas grave si vous ne savez pas faire, ne vous inquiétez pas on a pas fait en classe"...
Cette année je me suis donc mise dans la même situation avec mes petits ce1... mais si la bêtise de nos chefs ne change pas les élèves eux oui.
Après avoir lancé les 2 autres niveaux en total autonomie pour plus de 30 minutes (oui, ça ils oublient aussi que nous ne sommes pas forcément que des maîtres et maîtresses de Ce1 mais que l’on peut avoir éventuellement 10 cp à droite et 5 ce2 derrière, ouf eux ils sont grands...mais ça doit être un détail, l’enseignant n’avait qu’à pas prendre une petite école de campagne... ou laisser les ce1 à son collègue de cm2 qui aurait pu s’offrir de belles vacances avec ses deux primes de 400 euros si elles arrivent un jour), j’en reviens donc à mes ce1 :

- crayon taillé ? "non je n’ai pas de taille crayon !"
- gomme prête ? "oui mais la mienne elle ne gomme pas"
- je sors mon joli petit laïus de "ce n’est pas grave si vous n’y arrivez pas, on a peut-êre pas tout fait...."
Et si l’an dernier mes ce1 avaient bien réagis...là je les vois devenir blanc, vert, bleu...les larmes au coin des yeux....
Et la détresse de mes petits élèves m’a vraiment fait mal, ben oui que voulez-vous je les aime mes petits élèves.

Alors non, je n’ai pas enlevé mes affichages...parce que tout le reste de l’année je leur ai appris à utiliser les affichages que nous avions dans la classe...
Alors non je n’ai pas vraiment respecté mon chronomètre...en laissant la minute qui manquait à un tel qui finissait d’écrire son mot...
Oui j’ai répété plus de fois qu’il le fallait les consignes...
Oui j’ai insisté dans la dictée sur "LEEEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSSS tartes, attention combien est-ce qu’il y a de tartes"
J’avoue que j’ai beau eu dire "je n’ai pas le droit de vous aider, non, non...pas du tout...je ne peux pas t’aider...mais oui la réponse que tu viens de me dire je te conseille de l’écrire dans la case..."
"Non, non, non...je ne peux pas vous aider mais oui, oui, oui allez-y dessiner des paquets de gâteaux..."

J’ai même refusé de leur faire passer le problème des cahiers...à quoi bon ils auraient eu 9 !

Si dans l’ensemble j’ai trouvé le français plus simple que l’an dernier, il faut dire qu’on pouvait difficilement faire plus difficile que le texte choisi l’an dernier !!!!!, j’ai trouvé les maths beaucoup plus difficiles ne laissant aucune chance à nos élèves de montrer ce qu’ils savaient faire en ne proposant des situations problèmes que d’une grande complexité, des opérations à retenue etc...

Comme l’an dernier j’ai reçu les parents de mes élèves, et comme l’an dernier je leur ai expliqué combien ce qu’on avait demandé à leur enfant était particulièrement difficile
Je leur ai lu le problème des sous de la maman, des gâteaux à acheter et là ils ont tous ouverts des yeux ronds
Je leur ai lu les autres petits problèmes, ai expliqué en quoi cela était compliqué, le temps donné à leur enfant, 4 minutes, pour calculer 45 salades partagées en 3 rangées...

J’ai tout de même fait mon mea culpa en leur avouant qu’en effet tout cela était au programme mais seulement depuis 2008 date à laquelle la semaine de classe avait été raccourcie d’une demi-journée, et comment faire plus quand on a moins de temps. Et que si je n’avais pas abordé certains points au moment des évaluations nous étions en plein dedans depuis (et cela serait même terminé et évalué si ses maudites évaluations ne nous enlevaient pas une semaine de classe, parce que que leur demander dans la journée après ces épreuves !!!!) et que pour la division cela ne me semblait pas être une priorité en ce1 !!!

Mes parents d’élèves sont repartis rassurés... ce qui n’était pas gagné à la lecture des résultats de leurs enfants (ils sont tous dans la tranche en difficultés pour les maths) et c’est déjà une grande victoire !

mardi 8 juin 2010 à 22h40

moi aussi mon fils est en ce1 et la maitresse a confirmé sa dyslexie grâce à ces évaluations ! Je passe beaucoup de temps avec mon fils et suis un peu découragée,surtout qu’il veut y arriver (il a eu 21 en français et 25 en maths) ! Si vous avez des conseils sur la dyslexie, je suis preneuse

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lundi 7 juin 2010 à 19h22, par  moka

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C’est le plus gros problème de ces évaluations :elles sont une véritable machine à décourager les élèves.
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De plus, leurs résultats n’ont aucune chance d’être comparables d’une classe à l’autre. Tel enseignant voudra préserver les enfants et leur accordera plus de temps, des consignes plus explicites. Tel autre voudra justifier les aides accordées à son école et sera particulièrement rigoureux.
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Résultats sans valeur comparative, donc, mais que l’on compte utiliser pour fixer des objectifs chiffrés...
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C’est pourquoi le réseau d’enseignants résistants du primaire dénonce ces nouvelles évaluations nationales, refusant publiquement des les appliquer intégralement et/ou refusant d’en transmettre les résultats au Ministère.

Ils se privent de la prime prévue de 400€ pour cette transmission... et subissent harcèlement et sanctions, mais s’efforcent d’alerter ainsi l’opinion et les parents.

Voir la rubrique résistance pédagogique.

Logo de une maman d’élève en ce1
lundi 7 juin 2010 à 09h56, par  une maman d’élève en ce1

Bonjour,

Je suis stupéfaite. Ma fille a passé ces tests que je trouve absurde. Je trouve personnellement qu’elle a bien réussi et en réponse à ses tests l’enseignant note : des connaissances fragiles que ce soit en français ou mathématique. Elle a obtenu 43 sur 60 en français et 28 sur 40 en math. Nous ne savions même pas que les évaluations avait lieu. Donc pas de préparation. Je trouve que c’est pas mal surtout que c’est une éléve qui obtient de bonnes notes en général.
C’est dévalorisant et n’encourage en aucune façon l’enfant. Chaque enfant a besoin d’être encouragé et félicité pour avancer et ce type de test donne l’effet inverse.

lundi 31 mai 2010 à 22h43

Maman d’une petite fille avec troubles du langage,donc difficultés dans divers domaines de l’enseignement,je comprend que ma puce se démoticve face à de telles évaluations.
resultats :29 sur 60 en français et ...12 sur 40 en maths !!!!A présent,maman aussi est démotivée :(
De plus, la miss n’avait pas encore "vu" certaines leçons qui étaient présentes dans les items (divisions,face des cubes et pavés,chiffres jusqu’à 1000,multiplication avec 2 chiffres et le futur !!!!!!)
Pompom :la maitresse demande le redoublement suite à ces évaluations (le directeur lui s’oppose à ce redoublement)
Si quelqu’un peut me laisser un petit message d’encouragement,je suis preneuse.

Logo de Marie-do
samedi 22 mai 2010 à 20h57, par  Marie-do

Merci pour votre analyse qui en plus d’être juste m’a bien fait rire. J’ai fini de faire passer les évaluations, mes élèves en ont "ras le bol" et moi aussi. Les résultats ne sont en rien conformes au niveau réel des élèves. L’inspection ne nous a pas fait parvenir le programme nécessaire à la saisie des résultats. Et cerise sur le gâteau, nous n’avons pas touché les 400 € de l’an dernier : je travaille dans l’enseignement privé, on nous a oubliés. Tout va bien !!! La vie est belle.

mercredi 19 mai 2010 à 22h28

Alors je commence pour le français pour un Item qui normalement ne devrait pas poser trop de soucis : la copie...

Exercice de copie sur un lignage fantaisiste... Imaginez un peu le petit loulou habitué à ne sauter qu’une ligne entre le titre et le corps du poème (soit 8mm) doit là laisser un espace de 1,8cm si il s’en tient à la présentation des précédents exercices. Eh oui ça n’a pas raté : mais on écrit sur quelle ligne ? Sur la grosse ou la petite ? Alors on saute 2 lignes ?
Est-ce qu’une impression de lignage type séyès a un coût trop élevé ?

mercredi 19 mai 2010 à 07h04

Comment motiver des enfants, qui, avec de tels tests ne comprennent pas qu’apprendre est une richesse et non pas une sanction. La pédagogie comme elle l’est pensée aujourd’hui, n’a qu’un seul effet, décourager les enfants rencontrant des difficultés ou non.

Logo de florence vareillaud
mardi 18 mai 2010 à 11h41, par  florence vareillaud

et si on faisait passé le bac en janvier, avec comme seules notes 0 et 20, quel scandale en perspective ! mais cela ne choque personne pour les CE1 ?
moi, je boycotte, ma fille reste à la maison et j’ai envoyé un courrier à l’inspecteur d’académie, je suis la seule de mon école...

lundi 17 mai 2010 à 19h45

Merci, je gère les difficultés multiples du métier et je n’ai plus assez de temps pour le recul intellectuel que vous apportez. Vous contribuez à ne pas décourager les enseignants et ça c’est bon pour les enfants. Frédérique

lundi 17 mai 2010 à 19h07

Une analyse très intéressante de ces évaluations plutôt spéciales en effet...
Personnellement, je me permettrais de dire aux parents et aux élèves que cela n’est pas forcément représentatif des compétences réelles de l’enfant. !

dimanche 16 mai 2010 à 23h19

ça fait mail, merci pour cette analyse
je suis enseignante, ça me décourage
mais je suis aussi maman d’une CE1 dyslexique qui a besoin d’être motivée... comment vais je la retrouver en fin de semaine aprés les évaluations ?

C’est scandaleux de démotiver des élèves comme ça !

dimanche 16 mai 2010 à 08h04

Pourquoi tant de haine et d’acharnement à mettre les enfants en situation d’échec. Il y a erreur sur l’accès aux connaissances et au bonheur de comprendre. Cela éclaire surement pourquoi il y a tant d’enfant de plus en plus en souffrance en rupture vis à vis des adultes mais aussi en phobie scolaire. Quel gâchis de vie.

Logo de Michel
samedi 15 mai 2010 à 08h31, par  Michel

Tout simplement scandaleux...

J’aimerais comprendre un jour, moi qui suis prof depuis 25 ans, pourquoi on pense qu’il est nécessaire de souffrir pour apprendre et quelle jouissance éprouvent certains "pédagos" à mettre l’élève en position d’échec.

Ces gens-là sont des brutes, tout simplement.

Quand je regarde en arrière, je m’aperçois que tout ce que j’ai appris à l’école Normale, en terme de psychopédagogie, est à mettre à la poubelle aujourd’hui.

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mercredi 8 septembre 2010

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