Mobilisation des Universités : parents, vous êtes concernés !

mercredi 25 février 2009
par moka
popularité : 8%

Tract d’information

rédigé par le Collectif de mobilisation de l’Université de Clermont,

le 16/02/09 :

Les universitaires sont en grève.

Ils veulent une réforme
- qui améliore l’université et la recherche, mais aussi
- qui sauve l’éducation de vos enfants, de la maternelle au lycée.

Le gouvernement veut imposer des réformes

qui affaiblissent le service public.

Ce sont des réformes idéologiques :
- toujours plus pour le privé,
- toujours moins pour le public.

Nous sommes déterminés.

Soyez avec nous !

L’avenir et la formation de vos enfants sont en jeu.

Vous avez un enfant dans le primaire ou le secondaire :

Il sera touché par la réforme de la formation des maîtres et des professeurs

Demain, ses professeurs seront
- moins bien formés,
- sans formation professionnelle véritable.

Ils seront en difficulté.

Sans le vouloir, ils pourront mettre vos enfants en difficulté.

En effet,

Aujourd’hui Demain,

si la réforme du ministère est appliquée,

Un professeur a une formation disciplinaire et professionnelle de Bac+5 au total :
- il a obtenu une licence à l’université (bac+3),
- il a suivi une année de préparation au concours à l’université ou à l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres),
- il a réussi ce concours (cadre national), puis
- il a suivi une année de stage en alternance rémunérée : classe en responsabilité et formation professionnelle à l’IUFM. 

On ne se satisfait pas de la situation actuelle : un renforcement de la formation disciplinaire et professionnelle est indispensable. Il faut une politique ambitieuse pour améliorer les conditions de vie et d’étude.

Il n’y aura plus de formation professionnelle en alternance.

- Le titulaire de la licence devra passer un master (Bac+5) pour pouvoir se présenter au concours de recrutement.

Dans la dernière année du master (M2),
- le candidat doit préparer son concours (les épreuves sont en janvier et juin),
- il doit préparer ses examens de master,
- il doit réaliser son mémoire d’initiation à la recherche,
- il doit suivre un stage de 4 semaines dans un établissement scolaire (faisant office de formation professionnelle !)
- et le cas échéant il doit effectuer un travail salarié pour financer ses études.

En cas de succès au concours, il sera immédiatement livré à lui-même avec un service complet d’enseignement.

De plus, la réforme des épreuves des concours de recrutement privilégie la vérification de connaissances institutionnelles (connaissances du système scolaire,...) au détriment des connaissances disciplinaires et pédagogiques.

Votre enfant est étudiant :

il sera touché par la réforme des enseignants-chercheurs.

L’accès à l’université doit lui être garanti, quels que soient ses moyens financiers.
- Il a le droit de bénéficier d’un enseignement de qualité nourri par les recherches les plus récentes.
- L’université doit avoir les moyens de son encadrement et de lui assurer l’accès aux équipements les plus modernes pour sa formation.-Son insertion professionnelle dans le monde de demain est à ce prix.
- Il doit avoir des moyens décents de vie et d’études dans un environnement culturel enrichissant.

Aujourd’hui Demain,

si la réforme du ministère est appliquée,

A l’université, les professeurs dans leur majorité ont un statut d’enseignants-chercheurs.

L’enseignement qu’ils dispensent s’appuie sur la recherche.

C’est une garantie de qualité car les savoirs sont constamment actualisés.

Les universités sont confrontées à une pénurie de moyens aggravée par les suppressions massives de postes.

Le travail des enseignants-chercheurs devient de plus en plus difficile à cause de la multiplication des tâches pour encadrer et orienter au mieux les étudiants et préparer leur insertion professionnelle.

Ce qui pèse sur le temps consacré à la recherche.

Les enseignants-chercheurs sont évalués régulièrement tout au long de leur carrière dont la progression dépend presque uniquement des résultats de leurs recherches.

Les présidents d’université investis de nouveaux pouvoirs (sur le modèle des chefs d’entreprise) pourront alourdir la charge d’enseignement d’un grand nombre d’enseignants-chercheurs (jusqu’au doublement de la charge actuelle) pour faire face aux missions nouvelles des universités sans moyens nouveaux, et pour pallier les suppressions massives de postes déjà programmées.

Les enseignants-chercheurs dont la recherche sera « jugée » insuffisante seront sanctionnés par une charge supplémentaire d’enseignement.

En conséquence, un grand nombre d’enseignants-chercheurs ne seront plus en mesure de faire de la recherche.

L’enseignement, assimilé à une sanction pour les « mauvais chercheurs » sera dévalorisé.

On voit que la réforme proposée des statuts des enseignants chercheurs induit :
- une rupture entre enseignement et recherche ce qui est une atteinte à la nature de l’enseignement universitaire.
- une baisse de la qualité de l’enseignement.
- un affaiblissement du potentiel national de la recherche universitaire.

Parallèlement, le démantèlement des organismes de recherche tels que le CNRS, très présent dans les laboratoires de recherche universitaires contribuera à l’affaiblissement de la recherche nationale.

Avec ces réformes, l’État se désengage de l’éducation,

qui est pourtant l’avenir d’un pays :

1000 postes sont supprimés cette année dans l’enseignement supérieur,

et cette politique de suppression de moyens et d’emplois doit se poursuivre dans les années à venir.

L’école et l’université à deux vitesses vont se généraliser, et c’est cette logique que nous refusons.

Engagez-vous avec nous pour :

- d’autres réformes,

- un autre projet, ambitieux et démocratique,

  • pour l’éducation,
  • l’enseignement supérieur
  • et la recherche !

Tract en version pdf