Si l’Education coûte trop cher, essayons l’ignorance !

mardi 10 février 2009
par moka
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Cela fait partie des thèmes récurrents : l’Education en France coûterait cher, très cher, de plus en plus cher. Pour des résultats médiocres. Il serait donc plus que temps de remédier à ce gaspillage, et d’alléger ce poids insupportable pour la nation.

Nous ne sommes pas économistes, mais nous nous sommes armés de bonne volonté, et avons tenté de trouver des chiffres fiables... et de les comprendre ! Pour tenter de faire la lumière sur ce sujet.


ET QU’AVONS-NOUS DECOUVERT ?

- La dépense intérieure d’Education, en 2006, pouvait s’estimer à 121 Milliards d’euros par an, ce qui peut paraître élevé...
- Mais la part de l’Education Nationale dans ces dépenses était de 65,9 Milliards d’euros.
- Dans ces 65,9 Milliards d’euros, le budget effectivement consacré à l’enseignement était de 58,7 Milliards d’euros...

- Il convient encore de soustraire de cette somme :
- Les cours du soir et leçons particulières !
- Les pensions de retraites des anciens enseignants !! On arrive alors à un total de 38 milliards d’euros... soit 1/3 de la somme de départ…

Si on s’intéresse à l’évolution de cette dépense :

En chiffres bruts, on observe une progression continue des sommes consacrées à l’Education.

Mais cela dépend des chiffres pris en compte :
- En euros constants, la dépense d’Education est stable depuis 2000.
- Par rapport à la richesse de la France, elle est en baisse.

En comparaison avec d’autres pays de niveau de développement analogue les dépenses d’Education de la France se situent dans la moyenne...

Ces affirmations un peu sèches s’appuient sur des études publiées par l’INSEE, l’Education Nationale elle-même, ou eurostat...

Suivez le guide...


QUELLE EST L’ÉVOLUTION DU BUDGET DE L’EDUCATION EN FRANCE ?

Ca peut se trouver, assez facilement. Nous pensons pouvoir faire confiance aux données INSEE :
- Données INSEE de 2004 à 2006
- Télécharger le tableau des données de 1980 à 2006

Evolution de la dépense intérieure d’Education de 1980 à 2006 :

- Tableau insee :

PDF - 63.8 ko

- Graphique :

JPEG - 28.6 ko

Observations :

La dépense d’Education a presque quadruplé en vingt ans ! On est tenté de se réjouir de l’infléchissement observé à partir de 95...

Cependant, on ne voit pas dans les classes le matériel ultra-moderne, la baisse importante des effectifs de classe... ni d’ailleurs, la revalorisation insolente des traitements des enseignants, que cette augmentation peut laisser espérer...

D’où vient ce décalage entre chiffres affichés et impression sur le terrain... Ces sommes ont-elles la même valeur en 1980 et en 2006 ?

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EVOLUTION DE LA DÉPENSE INTÉRIEURE D’ÉDUCATION PAR RAPPORT À LA RICHESSE DU PAYS DE 1980 À 2006, EN EUROS CONSTANTS :

- Tableau insee :

PDF - 49.6 ko

- Graphique :

JPEG - 34.2 ko

- Source insee :

- En rouge la courbe de l’évolution des dépenses en euros constants.
- En bleu, à titre de comparaison, la courbe précédente, en euros "bruts".

Observations :

L’évolution de la courbe n’est pas la même lorsque les dépenses antérieures à 2006 sont recalculées en euros constants, c’est à dire en tenant compte de l’évolution de la monnaie.

On observe alors
- que les dépenses liées à l’Education augmentent moins rapidement entre 1980 et 2000 : facteur 2 au lieu de trois.
- qu’elles n’augmentent pratiquement plus depuis 2000.

Par ailleurs, ces chiffres sont repris par le Ministère de l’Education Nationale, qui souligne de plus :
- que la part du budget de l’Education Nationale sur le budget global de l’Etat reste constante depuis 2000 et s’est stabilisée à environ 23% de celui-ci.
- Source : Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche : RERS 2008 p 330 : Évolution du budget de l’Éducation nationale, du budget de l’État et du PIB de 2002 à 2005

Il n’en demeure pas moins que :
- 121 milliards d’euros par an,
- 23 % du budget de l’Etat, ce n’est pas négligeable ...

C’est difficile pour le salarié moyen d’imaginer ce que ça représente effectivement...

Essayons de comparer cette somme à la richesse du pays.

Nous prendrons le PIB comme indicateur de cette richesse produite par notre pays chaque année.

Pour ceux qui brûlent de se remettre à jour sur la définition du PIB : on peut faire un petit tour, entre autre, ici

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EVOLUTION DE LA DÉPENSE INTÉRIEURE D’ÉDUCATION

PAR RAPPORT AU PIB

- Graphique à partir des données insee, de 1980 à 2006 :
- (Source : référence précédente)

JPEG - 52.5 ko

- Observations :

La courbe est claire : la part de richesse utilisée pour l’Education est en baisse depuis 1995...

-  Mais 6 ou 7% du PIB consacré à l’Education, est-ce que c’est beaucoup ?

-  Que recouvrent exactement ces dépenses ?


LA DÉPENSE INTÉRIEURE D’ÉDUCATION : DÉFINITION ET FINANCEMENTS.

Qu’est-ce que la dépense intérieure d’Education ?.

On découvre le contenu dans :
- "Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche", publié par le Ministère de l’Education Nationale, déjà cité.

Tableau du Budget, coûts et financements de l’Education Nationale en France :
- Source :( RERS 2008 ) p326.
- Les chiffres concernent la métropole et les DOM TOM, en 2006.

PDF - 876.5 ko

Il est un peu ardu, ce tableau-là, mais instructif, pourtant...

Nous vous invitons à l’ouvrir, par un clic droit de votre souris, dans une nouvelle fenêtre, pour lire les explications en parallèle !

Trouvons d’abord dans le bandeau bleu des titres de colonnes des deux tableaux, ce que recouvre la dépense intérieure d’Education.

La dépense intérieure d’Education inclut d’abord la dépense intérieure d’Enseignement :
- (Les appellations se ressemblent, mais il faut les distinguer : la dépense d’Education, c’est plus large que la dépense d’enseignement.)

Cette dépense intérieure d’Enseignement comprend :
- L’enseignement scolaire : primaire, secondaire, universitaire...
- Mais également l’enseignement extra scolaire : formation continue et autres stages, leçons particulières, cours du soir, formations dispensées dans les conservatoires municipaux… Les conservatoires ? les leçons particulières ? Tiens donc...

Par ailleurs, la dépense intérieure d’Education recouvre également :
- L’administration générale,
- Les dépenses de cantine, d’internat, et autres activités annexes (à trouver en bas du tableau : médecine scolaire et orientation.)

Mais aussi :
- Les transports scolaires,
- Les fournitures et manuels scolaires, habillement et leçons particulières (bien qu’ils soient en grande partie pris en charge pas les ménages... On a oublié de compter les petits déjeuners et les goûter des écoliers...)
- La rémunération des personnels en formation continue. Ca, normalement, ça devrait baisser...

On retrouve bien, en bas à droite, un cumul de toutes ces dépenses qui correspond aux 121 milliards d’euros qui nous avaient alertés...

Nous ne nous attendions pas à ce que ce budget comprenne les leçons particulières, ou l’habillement des élèves dans ces dépenses ! Après tout pourquoi pas ? Simple manque d’imagination...

Mais on voit également dans ce tableau que toutes ces dépenses ne relèvent pas du budget de l’Education Nationale, ni même, de celui de l’Etat...

Bon... Pour essayer de prendre quelques repères :

Dans la dépense intérieure d’Education, en 2006 :

- la part de l’Etat correspond à un total de 71,9 Milliards d’euros,

    • soit 59,6 % de la dépense totale d’Education.

- la part de l’Education Nationale est de 65,9 Milliards d’euros de ces 71,9 Milliards d’euros,

    • soit un peu plus de la moitié (54,4 %) de la dépense totale d’Education.

Graphique représentant la part du financement de l’Education Nationale dans les dépenses totales d’Education.
- Données : ( RERS 2008 ) p326.

PDF - 47.1 ko

Cependant, dans ce budget de l’Education Nationale,
- si on ne prend en compte que les dépenses d’enseignement scolaire et supérieur, (en excluant l’enseignement extra-scolaire) on obtient une dépense de 58 Milliards d’euros ... moins de la moitié des 121 Milliards d’euros de la dépense intérieure totale d’Education.

Mais est-ce que la France ne dépense pas tout de même plus que les autres pays du monde ? La baisse observée serait un juste retour à la norme, après des années de "gaspillage"...

Comparons donc ces chiffres avec ceux des autres pays.


DEPENSE D’EDUCATION EN % DU PIB :

COMPARAISON DE LA FRANCE AVEC D’AUTRES PAYS.

- Dépenses annuelles d’Education par élève/étudiant par rapport au PIB par habitant au titre des établissements d’enseignement publics et privés.

Source des données utilisées pour le graphique ci-dessous : Eurostat

Sur les 29 pays étudiés, et pour rendre le graphique plus lisible, nous avons sélectionné les pays de PIB et de taille comparable à la France... On peut se reporter au site Eurostat pour le tableau complet des données. :

JPEG - 100.4 ko

Légendes :s :
- traits épais bleus : dépense de la France en % du PIB.
- traits épais verts : dépense moyenne des pays étudiés.

Observations :

Nous remarquons que :
- les dépenses d’Education de la France restent très proches de la moyenne des pays étudiés : environ un point d’écart depuis 2000, et qu’elles sont égales à cette moyenne en 2005.
- la dépense aux Etats-Unis est bien supérieure à cette moyenne. Un système presque entièrement privatisé n’est pas moins coûteux... pour une répartition sans doute moins égalitaire.
- les politiques des pays en matière d’Education présentent une certaine variété :

    • En 2001 et 2002, le Japon, la Suède, l’Allemagne, la Finlande, l’Espagne, La Norvège, les Pays Bas, le Royaume Uni, la Grèce et l’Irlande ont accru sensiblement les dépenses d’Education, alors que la France, sans être parmi les plus dépensiers, en stabilisait le volume.
    • Depuis 2003, cette tendance à investir dans l’Education ralentit en moyenne, ou s’inverse. Sauf pour la Grèce et l’Irlande qui semblent vouloir combler un certain retard, et l’Espagne, l’Allemagne, le Danemark, l’Autriche, qui persistent dans une volonté de progression des financement.

Au final, le budget des dépenses d’Education de la France n’est pas en décalage par rapport à la moyenne des pays étudiés. Son budget en la matière fait partie de ceux qui régressent le plus sensiblement.


ET L’AVENIR ?

Projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012.

Dépenses programmées au titre de l’enseignement scolaire. :
- Source : le site du sénat :

2009 2010 2011
dépenses en Milliards d’euros 60,01 61,67 62,95

Bien sûr, en appliquant à nouveau la correction en euros constants, l’augmentation de ces chiffres est sans doute supprimée.

Cependant, il n’est pas sûr qu’en ces temps de crise, la part de cette dépense ne corresponde pas à un pourcentage plus important du PIB...

On n’est pas loin de valider finalement ce projet pour son réalisme. On ne voudrait pas non plus faire porter aux générations futures le poids de notre intempérance....

Mais soudain, on a l’oeil attiré par la deuxième ligne du tableau :

2009 2010 2011
Enseignement scolaire 60,01 61,67 62,95
dont pensions de retraités 15,15 16,61 17,85

Ah la bonne blague ! Qui y avait pensé ?

Un quart du budget attribué à l’enseignement scolaire correspond aux pensions des enseignants retraités !

Si on soustrait ces pensions, on obtient les chiffres suivants :

2009 2010 2011
Enseignement scolaire 60,01 61,67 62,95
Hors les pensions de retraités 44,86 45,06 45,10

Comment ce fait-il que personne, jamais ne précise que le quart du budget de l’Education Nationale est utilisée pour les pensions de retraites, et que la plus grande part de l’augmentation de ce budget est en fait destinée à ces pensions...


RESUMONS-NOUS :

Evolution de la dépense d’Education :

- Les premiers graphiques qu’on trouve sur la question montrent une progression continue et inquiétante de ces dépenses, qui sont à peine ralenties par les réformes actuelles.

Mais :
- Si on compte en euros constants, la dépense d’Education n’augmente plus depuis 2000.
- Elle diminue par rapport à la richesse de la France.
- Elle diminue plus vite et depuis plus longtemps que celle d’autres pays comparables, et se trouve actuellement dans la moyenne des dépenses d’Education de ces pays.

Est-ce que l’Education nous coûte effectivement trop cher ?

On peut trouver qu’une dépense annuelle de 121 Milliards d’euros par an est au-dessus de nos moyens.

Mais :
- Si on tient compte uniquement de la part effectivement financée par le Ministère de l’Education Nationale, cette somme est presque divisée par deux 65,9 Milliards d’euros.
- Dans ce budget de l’Education Nationale, si on prend uniquement en compte l’enseignement scolaire et universitaire (hors, par exemple, l’enseignement extra-scolaire), on arrive à 58 Milliards d’euros, en 2006...

Cette somme est revalorisée dans les budgets futurs, et amenée au montant de 60,01 Milliards d’euros en 2009, par exemple...
- Mais on s’aperçoit alors qu’il convient encore de soustraire de ce budget le montant des pensions de retraites, et qu’on arrive alors au montant de 44,86 Milliards d’euros par an

- à peine 1/3 de la somme trouvée au départ !


Commentaires  (fermé)

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mardi 24 février 2009 à 19h27, par  moka

Je vois que vous vous en êtes tenu au premier graphique de cet article...

Vous prenez sans doute les meilleurs élèves de 6eme en soutien, pour en tirer ainsi des conclusions générales :
- plus aucun ne sait ses tables,
- ni réduire une fraction,
- ni rédiger une phrase...
- leur pensée est déstructurée...

Tous, vraiment ? Ou ceux, justement, qui ont du mal à suivre au collège ?

Il ne s’agit pas de nier l’existence d’élèves en difficulté dans le système scolaire, ni même, de refuser de voir le problème d’établissements qui ont à gérer une montagne de difficultés de toutes sortes, sans la possibilité réelle d’atténuer ces problèmes.

Il s’agit juste de souligner que le discours ambiant n’est pas conforme à la réalité, qu’il ne pose pas les vrais problèmes, que la réduction des moyens est un choix entièrement politique.

Que l’objectif, difficile à atteindre, d’égalité, est à présent tout simplement mis de côté.

Logo de Pierre-Emmanuel Bonhomme
mardi 24 février 2009 à 13h31, par  Pierre-Emmanuel Bonhomme

Stupéfiant ! Les dépenses pour l’éducation ont quadruplé depuis 1980 ... et ... le niveau a baissé !!! (voir note d’info 08-38 de l’éducation nationale).

Je fais du soutien scolaire et je constate :

- que plus aucun élève ne connaît les tables de multiplication et de division. Les élèves de 6e ne peuvent réduire une fraction sans utiliser la calculatrice !!!
- Plus aucun élève de début de 6e ne sait faire une division, même élémentaire.

- Les élèves, jusqu’à la 4e, ne savent pas rédiger une phrase élaborée en bon français et sans fautes d’orthographe. Leur expression écrite est d’une pauvreté inouïe, leur pensée est déstructurée.

Dans 20 ans, ils ne vous diront pas merci.

Logo de IUFMCVL
samedi 14 février 2009 à 14h55, par  IUFMCVL

Les personnels et usagers de l’IUFM Centre-Val-de-Loire dénoncent la situation désastreuse et chaotique provoquée par l’actuelle "réforme" des concours et de la formation des enseignants. Ils demandent :

1) le retrait du projet actuel qui se résume à des annonces médiatiques, désorganise le mode de recrutement et la formation des enseignants, et se traduit par une régression sociale, professionnelle et territoriale pour toutes les personnes concernées : les étudiants, les enseignants, les personnels non-enseignants, mais aussi et surtout les élèves.

2) le maintien de l’année de formation en alternance rémunérée après le concours, laquelle permet à la fois une entrée progressive dans le métier encadrée par des professionnels et l’existence d’une formation continue des enseignants titulaires en liaison avec l’Université.

3) l’ouverture de négociations pour une autre réforme de la formation et du recrutement qui respecte la vocation des IUFM à être au cœur de cette formation, qui permette la reconnaissance du haut niveau de qualification et qui tienne compte d’une nécessaire formation professionnelle en prise avec les réalités du terrain départemental et régional.

En conséquence, les usagers et personnels de l’IUFM Centre-Val-de-Loire demandent la non-remontée des maquettes de master, jusqu’à l’obtention d’une réponse gouvernementale à leurs préoccupations qui sont celles de professionnels, mais aussi de citoyens et de parents.

La Pétition est disponible : ICI.

Logo de moka
vendredi 13 février 2009 à 11h07, par  moka

Sans doute faut-il considérer comme un hommage la visite régulière de fervents défenseurs des "réformes" Darcos sur notre site.

Il est cependant un peu dommage qu’ils ne prennent pas le temps de lire les articles.

Celui-ci ne traite pas de la technique de la division, quoique...

On peut se demander si la réduction drastique du nombre des enseignants, au moment où les effectifs scolaires sont en croissance, vise réellement une amélioration du savoir des élèves...

Pour ce qui est de la question de l’efficacité de l’école se référer à l’article suivant :

- http://4tous.net/ecoledemain/spip.p...

qui regroupe les analyses essayant de faire la part de polémiques et des réalités.

Logo de ancienélève
jeudi 12 février 2009 à 23h37, par  ancienélève

Pourquoi essayer l’ignorance ? La seule lecture de nombreux blogs vous confirmera que non seulement elle a déjà été essayée mais bien apprise. A force de tout tenter pour étoufer les capacités des élèves pas trop bêtes ou pas trop fainéants, afin de la rabaisser au niveau des crétins, on obtient de bon résultats. Dernièrement, je demandais à mon petit fils, qui avait attaqué les divisions de me montrer comment il faisait ( ou plutot comment elles lui avaient été apprise). Il me déballe un truc incroyablement long et inutilement compliqué, meme pour son age et ça n’avancait pas, bien qu’il soit plutot doué en calcul (ce qu’il appelle les "maths"). Et puis, en réfléchissant, j’ai compris que cette méthode avait du etre concoctée pour permettre a des cerveaux un peu juste d’y arriver en ramant très fort et en perdant beaucoup de temps. C’est le nivellement. Comme il pige vite et bien, nous avons repris la méthode classique et en 30 minutes, fait toutes les situations, avec décimales dans tous les sens, etc... et juste, bien entendu.IL était très content, mais je lui ai bien recommandé de faire l’hypocrite en classe quitte avoirlair idiot comme les autres pour ne pas se faire remarquer. Il fut un temps (lointain) où les "hussards noirs de la République" se flattaient d’avoir de bons éléments dans leurs classes et les poussaient : c’était leur fierté. Depuis, les idéologues ont tout fichu en l’air et je ne crois pas que cela puisse s’arranger un jour, tellement les pignoufs se montrent satisfaits d’eux memes.

Logo de Danielle
jeudi 12 février 2009 à 19h46, par  Danielle

Merci merci pour ces articles, celui-ci tout particulièrement. Ce que j’apprécie le plus, ce sont les références qui permettent d’aller trouver les sources directement. Cela permet de mettre en lien et de "vérifier" les infos, dans un temps où n’importe qui peut dire n’importe quoi. Alors vraiment merci de vos articles qui nous donnent les éléments pour enrichir nos réflexions et agir en citoyens.
Danielle

Logo de Le veilleur
mercredi 11 février 2009 à 08h08, par  Le veilleur

Super gros boulot !
Bravo !

Qui peut-être choqué que l’éducation coûte chère de toutes façons ?

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lundi 26 juillet 2010

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